Barbajoues VS méchant virus

Je viens de finir ma tournée de médicaments. Deux millilitres d’amoxicilline, une goutte de Maxitrol par œil deux fois par jour, un millilitre de lysine. Deux fois par jour, pour chaque petit barbajoue. C’est Léa qui les a nommés ainsi. Après la famille de démons, voici les barbajoues. Ça vient des Denis Drolet. C’est quioute, gnéseux, ça fitte. Bref, les barbajoues nécessitent beaucoup de soins en ce moment, mais c’est pas ma principale inquiétude. La maman, Cyndi-Lauper — juge-moi pas, stp, j’ai vraiment manqué d’inspirationquand fut le temps d’ouvrir leur dossier à la clinique —, n’a aucun symptôme, les rouquins George et Andrew sont en grande forme, mais les deux plus petits, Rosie et Flaubert, sont plus affectés par la rhino. Bébert remonte la pente doucement, mais Rosie est hospitalisée depuis mardi matin. Annie-Claude, Frédéric et moi nous sommes rendus à la clinique parce que la petite était beaucoup trop congestionnée. Elle refusait de boire et manger, et on devait la gaver. Le Dr Jaramillo l’a examinée, et il m’a dit qu’il ne pouvait pas me garantir qu’elle allait s’en sortir. Quel choc… Mais on met toutes les chances de son côté. Elle reçoit des fluides pour rester hydratée, elle est gavée de bon manger nutritif, elle reçoit toujours ses antibiotiques, en plus d’un anti-inflammatoire, et on lui administre aussi de l’oxygène. En soirée, j’ai aussi amené Flaubert à la clinique, car je trouvais qu’il déclinait un peu, alors que je m’attendais à ce que les antibiotiques commencent à faire effet. Heureusement, plus de peur que de mal. Dr Jaramillo m’a dit de continuer le traitement, en plus de lui donner à lui aussi de la Tolfedine, et de le gaver au besoin. Que s’il n’allait pas mieux le lendemain, de le ramener pour qu’on lui administre des fluides. Bonne nouvelle : dès son retour à la maison, Flaubert mangeait! Pas besoin de le gaver, fiou! Je n’ose imaginer ce que ce serait, c’est déjà assez terrible de lui faire avaler l’antibiotique à saveur de banane… Hier, quand le coloc a vu Bébert se débattre pour éviter de gober sa médication, il a dit qu’il était « d’une violence inouïe ». « Violence inouïe? T’exagères… » « Il est d’une violence tyrannique. » Well, on peut dire que Bébert a du caractère. Et c’est mon p’tit doigt qui me l’a dit (ouch). Sinon, quand on ne l’emmerde pas avec des substances dégueuses, il est très doux et mignonnet! Et bien qu’il soit encore un peu congestionné, il joue avec ses frères, et j’ai remarqué qu’il aime bien Frédéric-Démon. Ça semble réciproque.

En mode camouflage.

En mode camouflage.

Aujourd’hui, on m’a dit que l’état de Rosie était toujours critique, mais stable. Je vais lui rendre visite demain matin, je me croise les doigts pour qu’elle ait repris des forces…

La minuscule Rosie, lors de son arrivée au Manoir Po.

La minuscule Rosie, lors de son arrivée au Manoir Po.

Rosie et Flaubert ont déjà un foyer d’adoption, où ils sont très, très attendus. Alors j’ai très hâte au jour où rhinites, pneumonies et conjonctivites seront de l’histoire ancienne, et que les petits tas de poils pourront explorer leur nouvelle maison et ronronner dans les oreilles de leurs humains aimants.

Andrew, ça l'énerve pas bin bin, les médicaments.

Andrew, ça l’énerve pas bin bin, les médicaments.

Je tiens à remercier ceux et celles qui soutiennent les petits barbajoues, en particulier Annie, Frédéric et Annie-Claude pour votre présence.