On parle de la PoF dans le Journal Métro!

Il y a quelques semaines, Judith Lussier est venue chez moi afin de m’interviewer au sujet de la Fondation Po. J’étais vraiment enthousiaste, tant parce que j’admire cette journaliste (j’ai émis un grand AON en lisant ce billet, entre autres) que parce que j’espérais que la PoF se fasse de nouveaux ami-e-s! Parce que la Fondation Po existe grâce à un tas de gens généreux. La PoF mise sur la solidarité!

C’est donc avec beaucoup de joie et d’excitation et que je vois de nouveaux abonné-e-s apparaître sur la page de Po. Certains m’ont même écrit (merci!), et j’ose croire que cette visibilité nous aidera à trouver de nouveaux foyers et familles d’accueil.

La photographe qui accompagnait Judith, Daphné Caron, m’a envoyé de super belles photos que je partage ici avec son autorisation.

Whitney et George relaxent.

Whitney et George relaxent.

Bon, la bataille pogne.

Bon, la bataille pogne. Le calme ne dure jamais longtemps dans une meute de chatons.

Lire la suite

De bonnes nouvelles pour clore 2014!

L’année se termine sur de bonnes nouvelles pour la Fondation Po. D’abord, les frèroux ont été castrés la semaine dernière (merci Lulu!), et ça s’est super bien passé. Ils sont rentrés à la maison le jour même, et ils étaient aussi énervés et ronronnants qu’à l’habitude. Et j’ai cru remarquer que mes démons se sont ennuyés d’eux durant leur absence de quelques heures. Ils avaient vraiment l’air de chercher quelqu’un ou quelque chose, ils faisaient le tour du Manoir Po, miaulaient, s’étalaient désespérément comme des baleines échouées. Moins de drive. Meh. C’est plate. Pff. Pauvres démons, ils vont devoir se faire à l’idée, parce que les roux vont bientôt partir dans leur nouveau foyer. Évidemment, ça fait partie des bonnes nouvelles! Parce que même si on va être plusieurs ici à s’ennuyer de George et Andrew, je ne peux que me réjouir qu’ils soient adoptés par cette famille. D’abord, je sais qu’ils seront bien traités et ne manqueront pas d’affection, ensuite, je précise qu’ils partent ensemble, comme je le souhaitais! Eh puis il fallait bien s’y attendre, la mission de la Fondation Po n’est pas de collectionner les chats. D’ailleurs, si tu souhaites adopter un chat ou un chaton bientôt, je te suggère de soumettre ta candidature sans attendre. Ainsi, on pourra tenter un match avec des minets qui semblent correspondre à ton profil. Il y a constamment des chatons sans foyer dans mon entourage, alors nul besoin d’attendre qu’ils mettent la patte dans le Manoir Po.

L’autre bonne nouvelle, c’est que la Fondation Po a gagné un panier de Noël que l’Hôpital vétérinaire Ste-Rose faisait tirer! Un gros tas de nourriture, de jouets et d’accessoires!

panier-cadeaux

Plein de cadeaux pour les tites poffes!

Lire la suite

Les frèroux sont d’excellents ronron-thérapeutes

Il fait ses griffes sur moi en me regardant droit dans les yeux. Ensuite, il se fait les dents sur mes mains, puis tète un bout de mon chandail. Tout ça en ronronnant très fort. George a beau être effronté, c’est un chaton très attachant. Son frère, Andrew, est encore pire. Je le prends, et tout de suite il commence à se tortiller… et à ronronner. « Yé pas facile à suivre, lui, hein. » « Bin, c’t’un roux. » Et quand je m’installe sur mon lit pour travailler (ou essayer de), ils s’approchent, telles des hyènes ayant repéré un gnou qui boite, puis je me retrouve avec un roux couché sur les jambes, au autre qui grimpe sur mon épaule pour me sentir la face. Je fais parfois des siestes avec eux et mes deux démons. T’imagines, dormir avec quatre chatons qui ronronnent en même temps? Pur. Bonheur.

Les ROUX

Ils sont fous, beaux, hyperactifs, trolls, vibrants, et roux. Et ils font des broulx à journée longue. Je souhaite fort que les deux frères soient adoptés ensemble, et qu’ils demeurent unis pour toute leur vie. J’explique ici pourquoi j’encourage fortement l’adoption de deux chatons d’une même portée.

George, c’est le p’tit moteur des barbajoues. Ça lui arrive régulièrement de se mettre à vibrer alors que je m’adresse à un autre chat. Il est comme ça, c’est un chaton gai. C’est aussi le plus grand, et le plus moelleux. Il est vraiment l’fonne à taponner, il a tout plein de peau! Ses taches de rousseur sur le museau le rendent déjà passablement irrésistible, alors essaie d’imaginer ce que ça peut être quand il lâche un petit miaulement rauque pour avoir de l’attention.

George

George

Le plus troll, le plus excité, le plus roux, c’est Andrew. C’est celui qui réveille tout le monde parce que c’est tout le temps, toujours le temps de jouer, et c’est celui qui aime un peu trop son jouet fétiche qui le transforme en Gollum dès qu’il le tient entre ses dents. Bien sûr, Andrew ne partira pas de chez moi sans son jouet favori, comme ça tu pourras aussi apprécier le spectacle du roux qui court partout en grognant comme une bête juste parce qu’il est en possession d’un gogosse multicolore au boutte d’une corde. Ouais.

Andrew

Andrew

Date de naissance : 30 juillet 2014 (approximativement)
Genre : mâles
Stérilisés : seront castrés avant l’adoption
Griffes : oui (Fondation Po est contre le dégriffage)
Propreté : oui, les deux savent utiliser un bac à litière et enterrent bien leurs déjections.
État de santé : très bonne. Ils ont eu une rhino peu après leur arrivée, chose très fréquente chez les chats qui vivent dehors ou se retrouvent à la fourrière. Ils ont très bien réagi aux antibiotiques, et c’est assez facile de leur administrer les médicaments, tant le stoffe dégueu aux bananes que les gouttes pour les yeux. La famille entière avait des puces et a été traitée au Revolution (c’est bin efficace, ce médicament!).
Lire la suite

Rosie la survivante

La première chose que j’ai faite ce matin, après avoir tassé les grosses fesses de Whitney de ma face, ce fut de me rendre rapidement à la clinique pour apporter de nouvelles doses d’antibiotique pour Rosie. Au téléphone, on m’avait dit qu’elle semblait aller un peu mieux, alors je suis allée la voir dans sa cage, dans la petite salle d’isolement. Rosie! Ma p’tite Rosie Lili! Elle s’est tout de suite mise à miauler très fort, avec une force que je n’avais pas vue chez elle depuis des jours, et dès qu’on a ouvert la porte, elle a voulu grimper sur moi, elle ronronnait comme un tracteur, si petite, frêle comme écureuil empaillé pas rembourré, le poil hirsute et beurré de médicament, de manger mou, et quoi encore… J’étais émue de la voir comme ça. Crottée comme jamais, mais pleine de vie. J’aurais voulu la ramener, mais c’était évidemment plus sage d’attendre que le vétérinaire lui donne son congé. « Si elle va bien cet après-midi, elle pourra sortir en soirée. » J’ai quitté la clinique, pleine d’espoir, pour aller faire ma tournée de médicament.

Ça ne s’est pas super bien passé. Flaubert, cet être « d’une violence inouïe », m’a snappé un doigt. On le tenait fermement à deux, et il avait beau être emballé dans une serviette comme un egg roll, il était déterminé à ne pas gober son remède. C’était la première fois que je me faisais mordre par un chat, mais je savais que ça pouvait être grave. J’ai longuement lavé mon doigt sous l’eau courante avec beaucoup de savon, en faisant sortir le sang comme si c’était du venin, puis je suis allée à la pharmacie pour acheter du Polysporin. L’affaire avec les morsures de chat, c’est que ça peut facilement s’infecter parce que les chats ont de petites dents pointues et une salive loadée de bactéries. Un peu comme s’ils nous injectaient de la bave toxique. Bon, je veux pas faire peur aux hypocondriaques, là, je veux simplement faire une petite mise en garde : si tu te fais mordre au sang par un chat, lave bien la plaie, et va voir un médecin. C’est que le pharmacien m’a dit de faire. Par chance — si on peut parler de chance vu le contexte… —, mon médecin fait du sans rendez-vous à partir de midi. J’ai eu tout juste le temps de me présenter pour l’ouverture, puis je suis retournée le voir une heure plus tard. Il m’a remis une prescription de Clavulin (amoxicilline!) à prendre seulement si je vois des signes d’infection. Si ça arrive, ça devrait se déclarer dans deux jours. Il m’a aussi signé une prescription pour mettre à jour mon vaccin antitétanique. Ça, c’est les précautions à prendre. Ça se peut que ça se passe très bien, mais si ça s’infecte, j’aurai ce qu’il faut. Le savais-tu, toi, que les morsures de chat sont à peu près les pires morsures? Ça demeure tout de même moins inquiétant qu’une morsure d’humain ou de dragon de Komodo. Si tu te fais mordre par un dragon de Komodo, ou bien t’as vraiment la poisse, ou bien tu joues avec le trouble. Et moi, bien, je pense que je suis simplement tombée sur un p’tit punk de chaton, et que je devrai trouver une nouvelle manière de le soigner…

« C'est pas que je suis méchant, c'est juste que j'haïs vraiment ton stoffe aux bananes. »

« C’est pas que je suis méchant, c’est juste que j’haïs vraiment ton stoffe aux bananes. »

Lire la suite