Bilan 2015 : la PoF en quelques chiffres et quelques mots

J’ai décidé de faire un petit bilan pour l’année 2015. Il s’est passé beaucoup de choses, et j’ai bien du mal à résumer l’année tant j’ai peur d’oublier des gens, ou encore des événements importants, mais je ferai de mon mieux!

Commençons par la partie plate (à mon avis) : les finances. Je dis que c’est plate parce que les chiffres et l’argent, c’est pas ma tasse de thé, mais ça demeure essentiel pour le fonctionnement d’un organisme. On ne peut pas faire grand-chose uniquement avec de bonnes intentions. Les dons spontanés et les collectes de fonds (Indiegogo, vente de Noël, enchères, articles vendus sur ma boutique Etsy, vente de calendriers) nous ont permis de récolter 8889,76 $! C’est immense! Merci infiniment à toutes les personnes impliquées. Votre générosité et votre temps sont précieux. En plus de cette aide financière, la Fondation Po a reçu divers cadeaux sous forme de nourriture, jouets et accessoires. Ajoutons à cela les bénévoles qui assurent le transport des chats, ainsi que l’aide inestimable des familles d’accueil, et on se retrouve avec une équipe turbo efficace pour aider les chats!

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Bon, la moins bonne nouvelle, c’est que la Fondation Po est endettée de 2014,11 $. Mais on n’est pas si loin du but!

En plus de couvrir les frais pour la nourriture et la litière, les dons en argent ont pu nous permettre de venir en aide à tous ces chats :

  1. Janine Suppo
  2. Clint Eastwood
  3. Souricette (Cacahuète)
  4. Charles (Savon)
  5. Bébé Mouche-à-Feu (Eugène)
  6. Bébé Réglisse
  7. Ti-Boutte
  8. Doris (Douri)
  9. Ilsa la Tigresse (Miss Parker)
  10. Gru
  11. Indiana Jones
  12. Morphée
  13. Ron
  14. La Vache
  15. Ouimzie
  16. Ch’ti
  17. Mitsou
  18. Leeloo
  19. Brooke
  20. Brett
  21. Pétère
  22. Victor
  23. Chauve-Souris
  24. Jujube (Nelly)
  25. Princesse Mononoké
  26. Versus
  27. Luna
  28. Sandro
  29. Charlot
  30. Anatole
  31. Shiva
  32. Hamtaro
  33. Monsieur Bourru

Les soins de base comprennent l’examen médical, la vaccination, le vermifuge et la stérilisation. En plus de ces soins, nous avons pu entre autres :

  • soigner Janine Suppo (amputation de la queue et des oreilles à la suite d’engelures, détartrage et extraction d’une dent);
  • soigner Clint Eastwood (déshydratation, vomissements et diarrhée);
  • traiter une rhino et une otite à Gru, Morphée et Indiana Jones
  • retirer des calculs vésicaux à Ch’ti;
  • sauver la vie de Brett et Pétère;
  • offrir un détartrage et douze extractions à Charlot;

Ça fait beaucoup de vies sauvées et améliorées. Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le voudrait, et c’est pourquoi nous avons dû dire au revoir à certains d’entre eux, malheureusement. Parmi mes projets pour l’année 2016, je compte faire une page hommage pour les disparus. Pour l’instant, je présente en bref les protégés de la PoF qui sont décédés en 2015 :

  • Christina, ma rate;
  • Madame Maman (eh oui… Je vous raconterai ce triste événement);
  • Mitsou, un chat errant recueilli dans un état misérable;
  • La Vache et Ouimzie, les deux belles gériatriques;
  • Britney, mon autre rate;
  • Eugène, victime de la route;
  • et Victor, qui a succombé à la panleucopénie.

Merci d’être passé-e-s dans nos vies. On ne vous oublie pas.

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Bye, Madame Maman.

 

Pour finir sur une note plus joyeuse, voici la liste des chanceux qui ont pu trouver un foyer pour la vie en 2015 :

  1. Ron
  2. Mami
  3. Souricette (Cacahuète)
  4. Charles (Savon)
  5. Bébé Mouche à Feu (Eugène)
  6. Bébé Réglisse
  7. Ti-Boutte
  8. Doris (Douri)
  9. Ilsa la Tigresse (Miss Parker)
  10. Clint Eastwood
  11. Raphaël (Ralph-Laurent)
  12. Morphée
  13. Indiana Jones
  14. Brooke
  15. Jujube (Nelly)
  16. Anatole
  17. Sandro

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Clint vit maintenant en région, où il apprend à respecter les moufettes.

En 2016, on espère trouver plus d’adoptant-e-s que de chats abandonnés. C’est un peu irréaliste de rêver à ça, alors espérons avant tout que les abandons diminueront, et qu’on pourra au moins trouver des foyers pour ceux qui attendent depuis longtemps. Je pense entre autres à Félix et Ch’ti, qui sont sous notre aile depuis février et avril 2015 respectivement.

Voici une prévision des dépenses à court terme :

  • le rappel de vaccin pour Charlot;
  • la stérilisation de Brett et Pétère;
  • l’examen et la vaccination de Luna;
  • un suivi médical pour Ch’ti, possiblement échographie abdominale;
  • exemen dentaire de Janine Suppo, et son rappel de vaccin en avril;
  • bilan général pour notre nouvelle rescapée, qu’on vous présentera sous peu.

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Pétère et Brett, nos braves survivants.

Merci du fond du cœur pour votre soutien, merci de nous suivre durant nos aventures, les bonnes comme les mauvaises. La Fondation Po est encore jeune, notre organisation n’est pas encore optimale, mais on a fait du chemin et on a l’intention d’en faire encore.

Un merci spécial à José, sans qui Pétère et Brett ne seraient pas vivants aujourd’hui.

La Fondation Po vous souhaite une belle année 2016! Mille broulx!

Ouimzie et La Vache, deux adorables chattes gériatriques

Mercredi matin, Same et moi sommes allées à la clinique pour le bilan de santé de Ouimzie et La Vache. On s’est rejoint là-bas vers 11 h, et le rendez-vous fut beaucoup plus long que prévu.

Ouimzie, c’est l’aînée. Quatorze ans, écaille de tortue diluée à poil mi-long. Son beau pelage était encore humide, elle avait reçu un bain dans sa famille d’accueil après avoir eu la diarrhée. On savait qu’elle avait des vers, alors ça expliquait peut-être aussi son anorexie et ses vomissements. Je l’ai gardée dans mes bras, enroulée dans une serviette comme un nourrisson. On attendait notre tour dans la salle d’attente pendant que La Vache explorait gaiment les environs.

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Ouimzie, belle madame de 14 ans.

La Vache, c’est la calico à poil court. Dix ans, grands yeux verts curieux, queue frétillante. J’étais pas trop inquiète pour elle. Dix ans, c’est pas jeune, mais c’est pas vieux non plus. Et on me disait qu’elle a un tempérament si doux, ça ne devrait pas être trop dur de lui trouver un bon foyer. Je m’étais dit que dans le pire des cas, je la garderais chez moi quand mes autres pensionnaires seraient partis. En attendant, les deux vieilles minounes peuvent rester dans l’ancien condo de Same, et on n’a qu’à passer les voir chaque jour pour les soins et les câlins.

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La Vache. Trop quioute petite face de aon!

Une fois sur la table d’examen, on a tous vu que Ouimzie ne tenait pas sur ses pattes. La pauvre était complètement déshydratée. Dr Marku a décidé de commencer par elle, il l’a tout de suite emmenée pour une prise de sang. Il a fait sa face pas du tout rassurante, sa face de Dr Marku qui a vu quelque chose de pas beau. Dans ma tête, un voyant rouge s’allume. C’est qu’on finit par connaître son vétérinaire, avec le temps.

Quand il est revenu avec les résultats d’analyse, son air était encore moins rassurant. Les données indiquent que les reins et le pancréas de Ouimzie ne vont pas bien du tout. Il faut prendre une décision rapidement : ou bien on l’euthanasie pour mettre fin à ses souffrances, ou bien on la garde aux soins intensifs durant deux jours, sous fluides intraveineux, et c’est seulement là que le vétérinaire pourra se prononcer sur ses chances de survie. « Mon pronostic est très réservé. » J’étais découragée. Dr Marku l’examine encore. Il lève la queue de Ouimzie, qui n’a pas cessé d’avoir le flux. « Ça, c’est pas des ténias, c’est des asticots. Les mouches ont pondu dans ses excréments. » God. J’avais jamais vu ça. Same a détourné le regard, complètement dégoûtée. Le vet a voulu lui laver les fesses — à Ouimzie, pas à Same —, mais je l’ai arrêté. « Si cette chatte est pour mourir aujourd’hui, je préfère qu’on ne la dérange pas plus que ça. » Qui veut gaspiller ses derniers instants de vie en se faisant laver les fesses?

J’ai appelé Philippe, son ancien gardien, pour avoir son avis. Philippe aime ses chattes, et s’il a dû s’en séparer, c’est qu’il n’avait pas d’autre option, et ce n’était pas une décision facile pour lui. C’était important pour moi de le tenir informé, et de savoir ce qu’il pensait de la situation.

OK. Assez de souffrances pour Ouimzie. Elle est à bout de souffle. Je l’entends alors ronronner. Mais tu sais, c’était pas un ronronnement de chat content. C’était un ronronnement de chat qui tente de s’apaiser. J’avais souvent entendu dire que les chats pouvaient ronronner quand ils étaient malades ou blessés, à l’agonie. Ouimzie avait besoin de se rassurer. Sa tête reposait dans ma main, et je la flattais doucement pendant que Dr Marku tondait sa patte antérieure. Le fluide est entré dans son corps, et instantanément, sa respiration a cessé, sa tête s’est alourdie. Regard fixe de petite Ouimzie.

La Vache. Ça va aller pour Tite Vache. Elle vient de voir mourir sa sœur adoptive mourir sans trop savoir ce qui se passe, mais on la laisse pas tomber.

Dr Marku ne veut pas faire de prise de sang tout de suite. Il propose une radiographie, parce que son foie est très, très enflé et dur. Il me le fait palper. Damn. Comment un si petit chat peut-il avoir un si gros foie?

Le vétérinaire nous invite dans la salle de radiographie pour nous montrer les résultats. Sur l’écran, une image de profil de l’abdomen de La Vache. Son foie est si énorme qu’il comprime les autres organes. Voilà pourquoi elle ne mange presque plus et vomit autant. La Vache a une énorme tumeur au foie, et c’est incurable. « Elle va peut-être vivre des jours, des semaines, mais certainement pas des mois. » Same et moi on se regarde. C’est tu possible? Deux cas comme ça en même temps?

Same a texté Philippe pour avoir son OK.

C’est déchirant de se décider à la laisser partir. Elle semble si alerte. Grands yeux verts. Elle ronronne dans mes bras. « Est-ce que je peux la garder dans mes bras pendant l’injection? » « Mais oui. » J’ai senti son petit corps de 6,12 lb devenir mou. La Vache pesait maintenant 30 lb. Je l’ai déposée doucement sur la table d’examen. Same et moi on continuait de la flatter. Ses grands yeux verts étaient tout aussi grands, mais la pupille était dilatée au maximum. On peut pas refermer les yeux des cadavres frais. C’est pas comme dans les films.

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Bye, petite Vache.

Ouimzie et La Vache ne sont pas tombées malades en deux semaines. Leurs maladies étaient là bien avant la consultation, bien avant leur changement de foyer. Leur ancien gardien avait bien sûr remarqué qu’elles ne s’adaptaient pas au bébé que le couple venait d’avoir. Elles mangeaient moins, maigrissaient. Quand il m’a écrit, il était un peu à bout de ressources, et je le comprends. Placer un chat en adoption, c’est jamais garanti que ça va marcher, encore moins quand le chat en question n’est plus un chaton. Alors dans le cas de deux chattes de 10 et 14 ans… Je lui avais dit que je ferais mon possible pour leur trouver un foyer, quitte à les adopter moi-même.

Quand les vétérinaires recommandent de consulter quand votre animal devient âgé, c’est pas une pogne pour faire du cash. Les animaux, en particulier les chats, savent très bien cacher leurs malaises et maladies. Et quand les symptômes apparaissent, le mal est souvent bien installé, plus difficile à traiter.

En rentrant de la clinique, j’ai fait une courte sieste. À mon réveil, Frédéric-Démon était couché dans mes bras, tout vibrant, et me faisait des yeux doux. Démon, c’est mon chat calinours. Il aime tout le monde, il répand le bien et la douceur à grands coups de frottage de tête et de « wrah » à peine audibles. C’est seulement à ce moment-là que j’ai pu pleurer. (Ouin, des fois je suis un peu en retard dans mes émotions.) Ouimzie et La Vache m’ont rappelé ma propre mortalité et celle des être aimés. Je peux mourir demain matin, Démon va mourir, ma mère va mourir, tout le monde meurt. Non, je suis pas dramatique! J’apprends à vivre avec la mort. Ça prends souvent toute une vie pour y arriver…

Ouimzie

Bye, belle Ouimzie.

Bien que je sentais qu’on ait pris la bonne décision dans les deux cas, je ne peux m’empêcher d’avoir des doutes. Des petits, mini doutes, juste assez présents pour que ça me tracasse. Est-ce qu’on aurait pu réchapper Ouimzie? Je sais que des chats très mal en point peuvent remonter la pente et nous surprendre. Seulement, au moment de prendre la décision, j’avais si peu d’espoir de la voir revivre, et je ne voyais pas comment je pouvais me permettre de mettre autant d’argent sur une hospitalisation sans avoir la moindre garantie qu’on allait l’aider au lieu de lui nuire. Et qui voudra adopter une chatte de 14 ans qui une grave maladie rénale et peut-être peu de temps à vivre? J’ai du mal à trouver un foyer pour mes petites mousses de sécheuses, de beaux chatons tout neufs, comme je pourrais espérer placer Ouimzie?

Et si j’avais ramené La Vache au condo, est-ce qu’elle aurait retrouvé l’appétit? Ou est-ce que c’est en la gardant vivante qu’on l’aurait laissée tomber? Aurait-elle pu vivre encore quelques semaines, avoir une certaine qualité de vie? C’était un peu irréaliste. La laisser seule dans un condo vide, même avec des visites quotidiennes, alors qu’une tumeur immense prend de l’expansion dans son abdomen et qu’elle vomit le peu de nourriture qu’elle mange, ça m’amenait des images plutôt horrifiantes dans la tête. Je peux pas laisser un animal agoniser. Je ne souhaite pas à un humain de vivre ainsi, et ça s’applique autant aux chats, dans ce cas. J’ai trop de respect pour la vie pour en venir à la retenir de force.

Je sais pas si mon désespoir était exagéré à ce moment-là. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Avant de partir, Nathalie, l’une des TSA, m’a dit qu’à la clinique, on ne prend pas l’euthanasie à la légère. Je sais que le personnel de la clinique est professionnel, et je fais confiance au jugement de mon vet. Ces deux morts étaient probablement inévitables, malheureusement. N’empêche que je trouve ça lourd d’avoir le pouvoir de mettre un terme à la vie de quelqu’un.

Aux vétérinaires et TSA qui devez régulièrement pratiquer l’euthanasie : j’ai de la compassion pour vous. Je vous envoie de la tendresse de Démon-Calinours.

À Same, Alex et Lauréanne : merci d’avoir été là pour les vieilles minounes. On va les enterrer dans la Vallée du Gouffre, dignement. Aux côtés de Po.

Christina est malade

Vendredi dernier, je me suis rendue à la clinique vétérinaire avec Christina, l’une de mes deux rates, qui dépérit tranquillement depuis quelques semaines. Elle a perdu du poids, éternue, manque de mobilité, mais elle continue de faire des activités quotidiennes de rat : manger, se toiletter, faire son nid, etc. Mais elle est plus lente, moins efficace. Mais surtout, elle n’essaie même pas d’attaquer les petits mogwaïs qui grimpent sur sa cage. Christina, ma rate la plus vive, a perdu sa drive.

Ma belle Christina dans toute la splendeur de sa jeunesse, avant l'apparition de ses petits poils blanc.

Ma belle Christina dans toute la splendeur de sa jeunesse, avant l’apparition de ses petits poils blanc.

Je regrette d’avoir tardé à consulter. J’étais très occupée, mais c’est pas une raison. En fait, j’avais surtout peur du diagnostic. Après tout, elle a presque deux ans, et les rats ont une espérance de vie assez courte – c’est d’ailleurs leur pire défaut. J’avais si peu d’espoir qu’elle puisse guérir que je m’étais mentalement préparée à ce que le vet me propose l’euthanasie. Alors je suis partie avec Christina, que j’ai placée dans une sacoche contre ma poitrine, et j’ai embarqué dans le métro. Elle me regardait avec ses petits yeux, l’air désorienté. Pas trop perturbée, elle grignotait doucement des pois sucrés.

Mais tu sais quoi? Le Dr Marku m’a dit qu’il a déjà soigné des rats qui étaient dans un pire état. Alors on tente un traitement antibiotique. À date, Christina aime beaucoup prendre sa dose biquotidienne de chlor-palm. Je lui donne au compte-goutte, c’est comme du bonbon pour elle. Le vétérinaire a dit que si elle souffrait bel et bien d’une infection bactérienne, je devrais voir une amélioration de son état au bout de trois jours environ. Aujourd’hui, Christina me semble aller un peu mieux. En tout cas, son état n’a pas empiré.

Christina et Britney, mon duo de rates adorables.

Christina et Britney, mon duo de rates adorables.

Mathieu a dit qu’il trouvait ça touchant que je soigne ma rate. C’est vrai qu’on a plutôt tendance à accorder moins d’importance aux petits animaux. Et les rats sont la plupart du temps vus comme de la vermine. Moi, je me sens un peu coupable de ne pas avoir agi plus tôt. À l’avenir, je saurai…

Une bouchée de pouding pour dessert.

Une bouchée de pouding pour dessert.

Se faire une tanière sous un oreiller : oui. Y faire son garde-manger : ouin...

Se faire une tanière sous un oreiller : oui. Y faire son garde-manger : ouin…

Tout le monde aime le gaming au Manoir Po.

Tout le monde aime le gaming au Manoir Po.

Po avait très peur des rates. « OMG, quelle est cette créature SÛREMENT DANGEREUSE? Je dois fuir. »

Po avait très peur des rates. « OMG, quelle est cette créature SÛREMENT DANGEREUSE? Je dois fuir. »

Je la surveille de près, mais si jamais ma Christina ne remonte pas la pente, je lui permettrai d’avoir une mort douce et digne. Pour l’instant, on a encore le droit d’espérer!

Le cadeau

Hier soir, j’ai été témoin de la plus belle chose du monde. Je photographiais Janine Suppo dans sa chambre quand j’ai entendu Whitney émettre un petit couinement en provenance de l’autre pièce. Whitney? Elle accourt en lâchant un gros « WRAN-HEIN! », les oreilles dans le cran, et vient déposer sa boulette devant Janine, avant de repartir au galop. Je sais pas ce que ça voulait dire, mais dans mon cœur, je veux croire que ce fut l’ultime preuve d’amitié de la part de Whitney.

Too bad pour elle, Janine s’en crissait un peu. Hon.

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Le jeu de la boulette

Insomnie. Whitney est bien contente, ça lui fait une partenaire de jeu pour jouer à LA BOULETTE.

Le jeu de la boulette : Whitney m’apporte un genre de pompon rouge qui sort de je ne sais où (cherches-tu ton pompon rouge? je l’ai) et le dépose devant moi en roucoulant. Je prends la boulette rouge et je la lance, Whitney s’élance à sa poursuite en couinant. Elle gosse un peu avec la boulette, puis me la rapporte fièrement, toujours en roucoulant.

Règles : Whitney a le droit d’insister si je ne réagit pas assez vite après qu’elle m’ait rapporté la boulette. Miaulements impatients, petites tapes sur le boulette (« regarde, REGARDE, j’ai trouvé la précieuse boulette que tu cherchais! »). Seule Whitney peut choisir le moment pour jouer à la boulette, et c’est aussi elle qui décide quand le jeu est terminé. Si un autre chaton s’intéresse au jeu de la boulette, Whitney a le droit de bouder et de faire semblant que ça lui tente pus de jouer.

Niveaux de difficulté : 1- Lancer la boulette dans une direction prévisible, dans un endroit à découvert; 2- lancer la boulette sous un meuble, ou dans une zone encombrée de la maison; 3- lancer la boulette dans la craque entre le mur et le lit, ce qui oblige Whitney à plonger pour retrouver l’objet convoité.

Tricherie : Whitney a toujours le droit de tricher et de me rapporter une boulette de kleenex si elle ne retrouve pas la boulette rouge.

Répéter jusqu’à ce que madame se tanne. Madame, c’est Whitney, pas moi.

C'est Whitney qui fait les règles. Pas de discussion.

C’est Whitney qui fait les règles. Pas de discussion.