La mort de Po

J’ai publié ce texte sur mon blogue l’automne dernier. Je l’avais écrit en août, à l’époque où j’hébergeais mes premiers pensionnaires, la famille de démons. Au moment où je l’ai envoyé à mon amie Joanie pour avoir son avis, bébé Whitney est venue se coucher sur mes cuisses en ronronnant, chose qu’elle n’avait jamais faite. Joanie et moi on pleurait comme des fillettes, pour plein de raisons. À cet instant, j’ai su que je n’arriverais pas à me séparer de Whitney. J’ai lutté contre l’idée, j’ai tenté d’être rationnelle, mais tu connais la suite…

Je partage ce texte ici, car quiconque aime un animal a vécu ou vivra un deuil. Tout comme chaque relation est unique, chaque deuil est unique, et je partage ici mon expérience. Aussi quétaine et cliché que ça puisse paraître, j’en suis sortie grandie.

Je suis chez Whitney et on jase dans sa cour, puis la discussion nous mène au sujet de la mort de Po. Ça vient d’arriver, quelques jours à peine. Alors que je lui raconte comment s’est déroulée son euthanasie, je vois les yeux de Whitney qui s’emplissent d’eau, et forcément ça me fait pleurer aussi, mais ça me fait pas arrêter de parler, je continue, je continue tellement que je fais un lapsus des plus cons mais tellement beau : « J’avais jamais vu mourir mon chat. » Ce que j’ai voulu dire, c’est « j’avais jamais vu mourir un chat ». On se met à rire. Je me trouve conne. Rire en pleurant, c’est toujours un peu étrange. J’ai assisté à presque tout dans la vie de Po. « J’avais jamais vu mourir mon chat. » Ne manquait que ça.

Et j’ai vu mourir Po. Lire la suite